The NGO Treatment Action Group fears a slowdown in R&D funding in the field of Tuberculosis (in French with summary in English)

Agence Presse Medical
10/14/2008

The NGO Treatment Action Group fears a slowdown in R&D funding in the field of Tuberculosis

The NGO Treatment Action Group (TAG) fears a slowdown in the funding of R&D against tuberculosis, which is suggested by findings presented Tuesday during a press conference.
The preliminary findings are from an annual report that the NGO devotes to tuberculosis research, presented before the World Respiratory Health Conference in Paris which starts on Thursday

L'ONG Treatment Action Group craint un ralentissement des investissements de R&D dans le domaine de la tuberculose

L'ONG Treatment Action Group (TAG) craint une décélération des investissements financiers sur la R&D contre la tuberculose, situation que suggèrent des données présentées mardi lors d'une conférence de presse.

Présentées alors que débute jeudi à Paris la Conférence mondiale sur la santé respiratoire, ces données préliminaires sont celles d'un rapport annuel que l'ONG consacre à la recherche sur la tuberculose.

Selon les chiffres présentés par le directeur général de TAG, Mark Harrington, les fonds totaux consacrés à la recherche et développement (R&D) contre la tuberculose n'ont augmenté que de 26 millions de dollars entre 2006 et 2007, passant de 429,17 à 455,49 millions de dollars.

Cette hausse de 6% est bien inférieure à celle de 16% observée entre 2005 et 2006, suggérant que "les investissements tendent à décélérer plutôt qu'à accélérer", indique l'ONG dans un document.

"A cette vitesse, ce sera moins de la moitié des neuf milliards de dollars recommandés par le Plan mondial Halte à la tuberculose 2006-15 [Global Plan to Stop TB, mis en place par l'Organisation mondiale de la santé, ndlr] qui auront été dépensés d'ici 2015", ajoute TAG.

Les investissements de 2007 vont en premier lieu à la recherche de médicaments (153 millions de dollars), à la recherche fondamentale (116 millions de dollars) et au développement vaccinal (60 millions de dollars).

En 2007, les trois premiers donateurs étaient les National Institutes of Allergy and Infectious Diseases (NIAID) (131,79 millions de dollars), la Fondation Bill & Melinda Gates (124,2 millions de dollars) et la Commission européenne (26,95 millions de dollars).

Bien que, dans le document de TAG, ce soit le laboratoire japonais Otsuka qui est présenté comme le quatrième donateur (20,77 millions d'euros), cette place pourrait en fait revenir à la France, dont ni l'Inserm ni le ministère des affaires étrangères n'ont fait parvenir de données à l'ONG, a indiqué Mark Harrington.

Interrogé par l'APM à ce sujet, le directeur général de TAG a avancé que ces chiffres étaient moins faciles à obtenir pour la tuberculose que pour le VIH/sida, dont le réseau d'activistes, demandeur de comptes à ce sujet, est plus développé.

Selon Françoise Barré-Sinoussi, lauréate du prix Nobel 2008 pour avoir codécouvert le VIH, cette difficulté pourrait également provenir du fait qu'en France les salaires sont indépendants des financements de laboratoire, compliquant leur prise en compte dans les calculs.

CHANGEMENT DE TETE A LA TB ALLIANCE

Lors de la conférence de presse était également présent Mel Spigelman, qui deviendra en janvier 2009 PDG de l'Alliance contre la tuberculose (TB Alliance), une ONG visant à accélérer la découverte et le développement de nouveaux antituberculeux, ainsi qu'à assurer leur accès dans les pays émergents, rappelle-t-on.

Actuellement en charge de la R&D de TB Alliance, où il est arrivé en 2003 après avoir dirigé la R&D de Knoll Pharmaceuticals -acheté à BASF Pharma par Abbott en 2001-, il remplacera le Français Jérôme Premmereur, qui quitte un poste qu'il n'occupait que depuis mars 2008, "pour des raisons personnelles" selon l'ONG.

Interrogé par l'APM au sujet de la R&D sur la tuberculose, Mel Spigelman a indiqué qu'il y avait à ce jour eu "assez de ressources pour montrer le potentiel des nouveaux traitements, mais qu'il n'y en a désormais plus assez pour mener leur développement à terme". "Pour des maladies où il est possible de faire du profit, le système actuel marche bien. Pour la tuberculose [maladie qui demeure très majoritairement présente dans les pays émergents], ce système ne marche pas", a-t-il constaté.

L'ONG a annoncé mardi la signature d'un accord avec Sanofi-Aventis, "en vue d'accélérer la découverte, le développement et la mise à disposition de médicaments antituberculeux", selon son communiqué. Il s'agit en premier lieu d'un partage d'informations sur les projets respectifs des deux entités dans le domaine de la tuberculose, avec la possibilité de développer des produits en commun dans l'avenir, indique la TB Alliance.

Interrogé par l'APM, Mel Spigelman n'a pas détaillé la nature de ces éventuels projets, précisant que la mise en application de l'accord était en cours de discussion. Cet accord portera en outre sur "une meilleure utilisation de la rifapentine" (Priftin*, Sanofi-Aventis), dont des données ont montré qu'il permettrait, de même que la moxifloxacine (Izilox*, Bayer) de raccourcir la durée de traitement, a indiqué le futur PDG.

L'accord prévoit également que les deux entités "se consultent sur les stratégies à mettre en place dans les pays en développement sur les aspects réglementaires, d'études cliniques et d'accès au traitement", indique la TB Alliance dans un communiqué.